UE : un accord avec la Grèce n’est pas pour demain

Non seulement la crise entre la Grèce et l’Europe risque de se prolonger et de mettre certains nerfs à rude épreuve, mais en plus je maintiens que l’on sous-estime cruellement en tout cas officiellement le risque de rapprochement et d’alignement de la Grèce sur la Russie et les blocages au sein des institutions européennes que pourrait entraîner une montée des tensions entre partenaires européens.
Tout cela pourrait conduire l’Europe à montrer son véritable visage, à savoir une Europe dictatoriale dirigée par des europathes.
Charles SANNAT
Malgré une série de compromis, une sortie possible d’Athènes de la zone euro est toujours redoutée dans l’UE.

Malgré le compromis conclu avec Athènes sur le niveau de la dette grecque et l’impossibilité de son annulation partielle, la mise au point d’un accord entre la Grèce et ses partenaires européens peine à aboutir, estime le ministre français des Finances Michel Sapin.

 

“Il y a beaucoup de problèmes de mots. Il y a du «wording», mais l’outil juridique ne peut être autre chose que l’extension du programme. Ce que [le ministre grec des Finances Yanis] Varoufakis nous a dit, ce que j’ai compris, c’est : le principe même de l’extension du programme, c’est oui”, a déclaré mardi M. Sapin avant une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

 

La poursuite de la participation d’Athènes au programme d’assistance financière a renforcé l’espoir des partenaires européens de la Grèce qu’une solution serait finalement apportée au problème de la dette souveraine de ce pays. Pour le chancelier autrichien Werner Faymann, une sortie de la Grèce de la zone euro risque d’être imitée par d’autres pays en difficulté.

De son côté, le chef du gouvernement autrichien a notamment invité Athènes à demander à ses bailleurs de fonds un prolongement du programme de redressement.

“Je milite pour que l’Union européenne fasse un geste envers les Grecs. Mais il faut que les Grecs fassent cette demande”, a indiqué M. Faymann.

Le chancelier a appelé la Grèce à ne pas même évoquer la possibilité d’un “grexit”, soulignant que cette démarche comporterait des “risques de contagion” pour d’autres pays.

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