Surréaliste ! Plus on a de dettes… moins on a de dettes !

“La France vient de réduire sa dette d’un coup de baguette magique !” c’est le titre de cet article totalement surréaliste du Point… Enfin, ce qui est hallucinant, ce n’est pas l’article bien évidemment mais ce qu’il décrit.
À défaut d’avoir de la croissance, nous avons de bons statisticiens, ou plutôt de “pauvres” statisticiens que l’on force à produire les chiffres désirés !

Donc en gros, notre pays a tout simplement réévalué sa richesse annuelle créée à la hausse depuis 1945 ! Et hop ! voilà comment faire baisser le ratio dette/PIB de 3 points en un coup de baguette magique.

Notre dette a augmenté de 20 milliards d’euros mais en ratio elle diminue ! Si ce n’est pas beau la vie.

J’attends avec impatience le communiqué de victoire du gouvernement nous expliquant que “grâce à l’accélération résolue de son action, la dette de notre pays a fortement baissé ” !! Mais qu’est-ce qu’on rigole mes chers amis, qu’est-ce qu’on rigole !

Je vous rappelle que l’année prochaine nous pourrons comptabiliser dans notre PIB même la prostitution et le trafic de drogue ! On est donc sûr de faire de la “croissance” !! Pathétique et surréaliste !

Charles SANNAT

« «On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres.» Ce scepticisme des Français quant à la fiabilité des statistiques économiques risque encore de s’accentuer jeudi.

Depuis ce matin, la France s’est officiellement réveillée plus riche qu’elle ne l’était hier. Le produit intérieur brut (PIB) hexagonal, indicateur de la richesse annuelle créée, a soudainement été relevé de 60 milliards d’euros en 2010. 61,8 milliards, pour être exact. Cela représente plus de trois points de richesse annuelle, davantage que le coût des intérêts de la dette en 2013 !

Une dette revue à la baisse

Mais les conséquences sur les chiffres de l’économie française vont bien au-delà. Car nombre d’indicateurs-clés, comme la dette ou le déficit, sont calculés en pourcentage du PIB. En 2013, l’endettement a finalement atteint 91,8 % du PIB, au lieu de 93,5 % comme annoncé précédemment, et ce, malgré l’intégration partielle de la dette de Réseau ferré de France, l’entreprise qui gère le réseau ferroviaire hexagonal. Et pourtant, en valeur absolue, la dette française se monte à 1 939,7 milliards d’euros, contre 1 925,3 milliards selon des chiffres annoncés pas plus tard que le 31 mars dernier ! En revanche, le déficit, lui, n’a quasiment pas bougé, passant de 4,3 à 4,2 %.

La réalité n’a pourtant pas changé, mais la méthode de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour mettre les comptes de la nation en chiffres, si !

Révision de l’ensemble des chiffres depuis 1945

La façon de décrire la réalité économique a, par définition, quelque chose d’artificiel. Le résultat dépend des choix opérés pour comptabiliser les flux économiques. Or, «les concepts qui gouvernent l’établissement de ces chiffres ont fait l’objet d’un toilettage», explique l’institut sur son site Internet. Résultat : «À partir de ce 15 mai, l’ensemble des données publiées sur la période couverte par les comptes nationaux (1949-2013) sera désormais disponible en base 2010.»

On serait tenté de hurler au tripatouillage du gouvernement. Il n’en est rien. L’Insee tente tout simplement de coller au plus près à la réalité économique, sur la base de nouveaux standards européens obligatoires à partir de septembre 2014. Les États-Unis ont d’ailleurs fait de même en juillet 2013. »

Lire l’article du Point en entier ici