Turkish Stream : la Grèce dénonce la “forte pression” exercée par les USA

Oui les tractations sont intenses du côté grec. Le parti de gauche Syriza pourrait naturellement se tourner vers la Russie. La Grèce pourrait devenir un point d’entrée du gaz russe détenant ainsi un moyen de pression sur le reste de l’Union européenne.
La Grèce tente également de mettre en concurrence la Fédération de Russie et la Troïka en terme financier.
Bref, pour le moment, c’est toujours le statu quo, et la question reste et demeure toujours “Tsipras et son équipe auront-ils le courage de renverser la table et de quitter l’euro ?”.
Charles SANNAT
Gazoduc© Flickr/ Presidencia de la República Mexicana
Les autorités américaines exercent une très forte pression sur la Grèce, afin de dissuader ce pays de participer à la réalisation du projet de gazoduc Turkish Stream, destiné à livrer du gaz russe en Europe, a annoncé le ministre grec de la Restructuration de la production, de l’Environnement et de l’Énergie Panayotis Lafazanis.

“Ils exercent une très forte pression”, a déclaré M. Lafazanis interrogé par RIA Novosti lors d’une conférence de presse à Moscou.

Selon lui, le gouvernement grec, formé à l’issue des élections de 2015 et mené par le parti de gauche Syriza, compte mener sa politique en fonction des intérêts nationaux du pays.

“Nous considérons que tous les corridors doivent être ouverts pour la Russie”, a poursuivi M. Lafazanis.Le ministre a précisé qu’il ne considérait pas Turkish Stream et le Gazoduc transadriatique (TAP) comme des projets concurrents, le second n’étant pas en mesure de couvrir les besoins européens en gaz naturel.

Dans le même temps, M. Lafazanis a souligné que la Grèce demanderait de lui octroyer à partir de 2016 une réduction sur le gaz russe livré et d’abaisser les volumes fournis selon des contrats d’enlèvement ferme (“take or pay”).

Le 1er décembre, au cours d’une visite en Turquie, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou ne pouvait plus poursuivre la réalisation du projet South Stream en raison de l’hostilité manifestée par l’Union européenne envers ce projet. Par ailleurs, la Russie n’a pas été autorisée par Sofia à construire le gazoduc dans la zone économique exclusive de la Bulgarie. La nouvelle formule proposée par Moscou prévoit la construction d’un deuxième gazoduc entre la Russie et la Turquie par le fond de la mer Noire et la mise en place d’un hub gazier à la frontière turco-grecque.

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