L’Islande annule jusqu’à 24 000 euros de dettes par ménage

Vous aurez remarqué que l’on parle très peu, sous nos latitudes, de ce qui se passe en Islande depuis quelques années. À savoir que ce petit peuple de pêcheurs a tout de même décidé de mettre ses banquiers en prison, de ne pas rembourser la totalité de ses dettes (il les rembourse mais uniquement à hauteur de ce qui est possible). Le peuple islandais a du tout de même renoncé à cet afflux d’argent gratuit et ce sont des milliers d’Islandais qui ont dû redonner les clefs de leur 4×4 flambants neufs et retourner pêcher, mais l’Islande s’en sort.

“Le gouvernement islandais a annoncé samedi un plan pour alléger les dettes des ménages qui ont contracté un emprunt immobilier, à concurrence d’un peu plus de 24 000 euros chacun.
Ce plan était la principale promesse du Parti du progrès (centriste) du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, victorieux aux élections législatives d’avril avec son allié conservateur, le Parti de l’indépendance.

Après de longs mois de tractations, le gouvernement de coalition a présenté des mesures d’un coût évalué à 150 milliards de couronnes (plus de 900 millions d’euros) sur quatre ans.

La mesure phare est la réduction du principal de la dette pour les ménages ayant contracté un emprunt immobilier indexé sur l’inflation (ce qui est le cas dans la grande majorité des cas), sans conditions de revenus. Cet allègement de dettes, qui dépend du montant emprunté, est plafonné à quatre millions de couronnes (24 400 euros).”

Alors voici typiquement le genre de mesure qui aurait pu être prise par exemple aux USA (ce qui a été un peu fait avec des mécanismes d’aides pour les emprunteurs subprimes). Hélas, une mesure populaire et populiste comme celle-ci a peu de chance d’exister en France où l’on veut nommer à Bercy le numéro 3 de BNP Paribas…

Attention, il ne s’agit pas de ne pas rembourser ses crédits, mais là encore de faire en sorte que le crédit soit remboursable. Au bout du compte, en réalité, tout le monde y gagne, y compris le banquier.

Charles SANNAT

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